• 465 visits
  • 5 articles
  • 34 hearts
  • 84 comments

15/11/2014

"Lumos"



 
 
Bienvenue sur mon blog qui aura pour thème ma fanfiction inspiré de l'univers de Harry Potter.
        Je m'efforcerais de rester fidèle aux livres de J.kRowling tout en vous faisant découvrir cette histoire.
       Celle-ci, se déroule à l'époque où l'Ordre du phénix vient d'être recrée par Albus Dumbledore, ce qui   renvoie au cinquième volume de la série. Je vous souhaite une bonne lecture et surtout, n'hésitez pas à donnez vôtre avis.



Dreaming-fiction.
Je suis répertorié là:
                                                                                     
              
Une amie: par ici

Mon habillage viens de là:





"Nox"
 







Prologue 14/11/2014

 
 
 

 
 
" Quand tes doutes se dissiperont
    Et que les plumes apparaîtront
Tu comprendras en l'instant
    Qu'il n'y à plus aucun lien du sang "
 

1: Captive 14/11/2014




 






          Quand elle ouvrit les yeux, Liora ne reconnut absolument rien.  Elle s'était attendue à se retrouver dans sa chambre du numéro 37 de «l' 'Avenue Lefèvre », mais pas à être allongée sur le parquet d'un grand salon aux allures baroques. Ici, tout lui était inconnu ou, presque. Car sur le divan, juste en face d'elle, Liora aperçut Shanon, une fille qui fréquentait le même lycée qu'elle. Elle se précipita sur la jeune fille qui semblait endormie et tenta de la réveiller en la secouant avec énergie :

- Réveille toi, allez...Shanon ! Réveille toi...il faut que tu m'aides...Shanon allez !
Celle-ci émit un faible grognement mais n'ouvrit pas les yeux pour autant. Dépitée, Liora s'approcha d'une fenêtre aux volets solidement bouclés. D'ailleurs, tous les volets étaient fermés, plongeant le salon dans une pénombre angoissante. À cet instant Liora vit une chose qui lui avait échappé jusque là : une porte.
Elle s'avança et, posa sa main sur la poignée en priant pour qu'elle fasse s'ouvrir la lourde porte en bois mais, rien ne se passa. Elle était fermée.
Jusqu'à présent, Liora avait été comme dans un état second, tout ce qu'elle était en train de vivre était trop incroyable et horrible pour qu'elle puisse y croire mais, maintenant elle commençait vraiment à avoir peur.
Elle s'assit dos au mur et fixa Shanon qui dormait toujours. Liora ne voulait pas céder à la panique mais plus elle retournait la situation dans sa tête et moins elle se sentait rassurée.Elle était seule, dans une maison apparemment vide, loin de sa famille, avec pour seule compagnie une fille qu'elle connaissait à peine et qui semblait presque se trouver dans le coma.
Les choses auraient-elles pu être pire ? Non, enfin Liora ne le pensait pas. Mais des bruits de pas la tirèrent de sa réflexion. Les pas se rapprochaient et bientôt la serrure de la porte claqua. Liora se leva et vit entrer une femme d'une quarantaine d'années qui portait à deux mains un plateau en argent. Elle était vêtue d'une longue robe noire ornée de dentelle bordeaux.
Mais ce qui surprit vraiment Liora, c'était ses cheveux. En effet La femme avait les cheveux d'un noir de jais mais de longues mèches blanches comme neige sortaient de son chignon retenu par une longue pince en argent représentant un serpent s'enroulant sur lui-même. Un peu effrayée,
Liora s'écarta mais ne put s'empêcher de demander :

- Où est-on, ici ?
La femme posa le plateau sur une petite table basse en acajou et se tourna vers elle. L'éclat inquiet qui brillait dans ses yeux étonna la jeune fille qui demanda à nouveau d'une voix mal assurée :

- Vous...savez où je suis ? 
La femme ne lui répondit pas mais eut un mince sourire triste, comme si elle s'excusait de quelque chose. Puis, tout en lissant les plis de sa robe, elle fit demi-tour et referma la porte derrière elle, laissant Liora au milieu de la pièce avec toute ses questions sans réponse en tête. C'en était trop pour elle, elle se jeta sur la porte et cria en tapant de toutes ses forces sur le bois dur :

- Attendez ! S'il-vous-plaît ! Revenez !
Liora voulait que la femme revienne, qu'elle lui explique ce qu'elle faisait ici. Mais la femme ne vint pas. Pleine d 'appréhension, Liora se laissa glisser dos à la porte et enfouit son visage dans ses mains.
Elle pleura un petit moment, en laissant sa peine et sa terreur s'évacuer à travers ses larmes.
Quand elle essuya du revers de sa manche ses yeux rougis, la pièce était devenue encore plus sombre, la nuit commençait à tomber.
Liora se leva péniblement et s'approcha de la table basse pour voir ce que sa visiteuse lui avait apporté quelques heures plus tôt : deux timbales en argent remplies d'eau et un assiette sur laquelle était disposées deux tranches de fromages et du pain. À la vue de ce plateau Liora se rendit compte qu'elle avait faim et, comme pour mieux lui donner raison, son ventre se mit à gargouiller.
Elle s'assit alors en tailleur devant la table et mordit avec appétit dans une tranche de pain mais, il était horriblement sec et elle eut beaucoup de mal à avaler sa bouchée. Tout en toussant elle attrapa un gobelet d'argent et but une petite gorgée. Mais à peine avait-elle reposé le verre que tout son corps se mit à la brûler. Elle bascula sur le côté en essayant d'étouffer ses hurlements, mais la douleur était atroce.
Sa vision se brouilla d'une multitude de tache noirs qui, pulsait en même temps que la sensation de brûlure gagnait en puissance. Elle essaya d'appeler à l'aide mais sa respiration saccadée l'empêchait de parler.

- Je vais mourir, pensa-t-elle  - Je vais mourir seule ici...
En pensant à cela, Liora sentit un liquide chaud qui coulait sur sa joue, en tremblant elle passa sa main dessus et vit que c'était du sang. La panique lui enserrat la poitrine, elle hurla de plus belle jusqu'à ce qu'elle entende :

- Liora ? C'est bien toi ? 
Liora entrouvrit les yeux et découvrit le visage anxieux de Shanon penché au dessus d'elle. Ses cris avait dû réveiller la jeune fille qui s'était précipité pour l'aider. Liora tendit un doigt vers la table et souffla :

- L'eau...poison...ne boit pas.
Elle ne put en dire plus car une nouvelle vague de douleur lui arracha un cri. Elle avait l'impression qu'elle se consumait de l'intérieur et que tout son corps menaçait de se déchirer d'un instant à l'autre.

-  Tu trembles !
dit Shanon en soulevant la tête de Liora pour qu'elle ne se fasse pas mal. Et, c'était vrai, Liora tremblait comme une feuille et elle avait soudain très froid.

-  Ça va allez... murmura Shanon  - Ça va allez, on...on va s'en allez...
Liora devina qu'elle pleurait mais elle ne pouvait pas la réconforter, car elle avait encore beaucoup de mal à respirer. Cependant, elle sentait nettement la douleur disparaître et son corps ne la brûlait plus.

- Je n'ai pas dû boire assez de poison,pensa-t-elle en essayant de se redresser.
Elle s'appuya sur un coude et Shanon la soutint pour qu'elle ne s'effondre pas. C'est à ce moment qu'elles entendirent des éclats de voix et des bruits de pas.

- Quelqu'un approche. dit Liora d'une voix rauque.
Elles fixèrent la porte juste au moment où celle-ci s'ouvrait avec force. Un homme et un adolescent de l'âge de Liora firent irruption dans le salon. L'homme les toisa avec mépris, ses longs cheveux blanc flottant derrière lui. Le garçon quand à lui avait les mêmes cheveux que l'homme, ils était coiffés en arrière et il tenait un fin morceau de bois à la main. Liora se sentait faible et elle avait peur, mais Shanon, elle, semblait bouillonner de colère :

- Vous allez me dire ce qu'on fout ici ! Je ne rigole pas ! Mon père est inspecteur de police alors vous avez intérêt à me ramener chez moi...et vite ! cracha-t-elle en se levant d'un bond.
L'homme, s'appuya nonchalamment sur une longue canne noire au pommeau d'argent qu'il tenait à la main et, lui jeta un sourire glacial en soupirant :

-  Ah, ces moldus.

- Quoi ?  hurla Shanon en le fusillant du regard. - Mais vous êtes complètement cinglés vous ! Je vous préviens soit vous nous relâchez, soit j'appelle les flics ! C'est clair ?
Liora se demanda comment elle comptait contacter la police alors qu'elle n'avait même pas de téléphone. Elle jeta un ½il au garçon resté quelque peu en retrait : Il avait le même regard que l'homme, on aurait dit qu'il se moquait d'elles.
Et, Shanon l'avait bien compris, elle entra dans une colère noire et hurla qu'elle les traînerait en justice, on aurait dit une vraie folle. À tel point que l'homme se jeta sur elle pour la maîtriser quand elle essaya de briser un carreau. Mais Shanon lui griffa le visage en l'insultant et le garçon vint alors aider l'homme. Liora se leva en titubant et s'écarta de peur de prendre un coup.
C'est alors qu'elle vit ce qui s'avérait peut être son seule espoir : La porte entrebâillée.
En effet, dans leur précipitation les deux hommes avaient oublié de refermer la porte derrière eux.
Liora n'attendit pas, elle se précipita sur la porte l'ouvrit et se retrouva dans un grand hall. Dans son dos, elle entendait les cris de Shanon, mais ils s'atténuèrent bientôt car elle s'était mise à courir. Elle gravit quatre à quatre les marches d'un escalier de marbre et plongea dans un long couloir sombre.

- Retrouve là Drago !
Liora jeta un regard terrorisé derrière elle, les deux hommes étaient à sa recherche. Sans prendre le temps de réfléchir elle se cacha dans la première pièce qu'elle trouva ouverte. C'était un bureau. Elle vit une seconde porte dissimulée par un rideau et essaya de l'ouvrir mais elle était bloquée alors, elle contourna un large fauteuil en cuir mais dans sa hâte, elle trébucha et se cogna la tête contre le coin d'une bibliothèque.
Elle resta au sol, sonnée pendant plusieurs secondes, elle sentit un mince filet de sang couler sur son visage mais elle trouva tout de même la force de se traîner jusque derrière un long divan. Là, elle attendit, priant pour que personne ne la trouve.

2: Face à face 16/11/2014

 







         Liora attendit, comptant les minutes qui s'étiraient de plus en plus. Elle s'était recroquevillée sur le sol en position f½tale, et sa tête lui faisait horriblement mal. Elle s'efforçait de respirer lentement car sa course dans ce qui semblait être un manoir l'avait essoufflée et elle ne voulait pas se faire repérer par ses deux poursuivants en respirant trop fort. Elle voyait le parquet poussiéreux devant elle et eut envie d'éternuer quand elle entendit le léger grincement d'une vieille porte qui s'ouvre.
Elle se figea, n'osant plus respirer et plaqua une main sur sa bouche en fermant les yeux aussi fort qu'elle put. Le bruit de semelles claquant sur le parquet du petit bureau dans lequel elle se trouvait, lui firent plus peur que tout : quelqu'un se trouvait dans la pièce.
Liora se recroquevilla un peu plus sur elle-même et tendit l'oreille. Les pas s'était arrêtés.

-  Il est parti ? se demanda-t-elle n'osant pas bouger pour autant. - Ou alors il es... mais une voix moqueuse et traînante résonna à ses oreille :

-  Bouh !
Liora ouvrit les yeux et vit avec horreur que le garçon qu'elle avait déjà vu quand elle se trouvait dans le salon avec Shanon était accoudé au dossier du divan derrière lequel elle s'était caché. Elle s'éloigna aussi loin qu'elle put et se retrouva dos au mur. Le garçon n'avait pas bougé mais son regard avait changé, il n'était plus moqueur, mais emplie de colère.

- Tu m'a donné du fil à retordre, mais tu es idiote, tu ne peux pas t'échapper, dit-il en contournant le divan. - Tu m'as fait perdre mon temps !
En disant ces mots il avait saisi Liora par les cheveux et il tenta de la traîner vers le milieu de la pièce. Liora hurla et essaya de se dégager mais le garçon était trop fort.

- Cesse de crier ! Tu me casses les oreilles !  cracha-t-il en lui donnant un violent coup de pied dans les côtes.  - Tais-toi ! 
Elle eut le souffle coupé par la douleur et se roula en boule sur le sol en gémissant.

-  Debout ! Lève toi !  fit le garçon d'une voix hargneuse. Liora s'exécuta tant bien que mal, de peur de recevoir un nouveau coup. Elle se tint face à lui, les jambes flageolantes, mais elle soutint son regard sans ciller. Il avait un teint pâle et des yeux bleus-gris qui aurait pu être très jolis s''ils n'avaient été emplis de colère. Mais le plus étonnant c'était ses cheveux.

-  Je... commença le garçon, mais il ne finit pas sa phrase. Des hurlements provenant du rez-de chaussée lui firent tourner la tête. Puis les cris se changèrent en supplications, Liora ne comprenait pas les mots, mais elle reconnu clairement la voix de Shanon.
Elle l'entendit crier   « Non pas ça ! »  tandis qu'une voix d'homme disait « Avada kedavra ! ».
Il y eut une sorte de détonation et un éclair vert filtra, éclairant furtivement la pièce ou Liora se trouvait et, on n'entendit plus rien.
Liora ne comprenait pas ce qui se passait, elle se mit a trembler et s'aperçut alors que le garçon avait pointé un fin bâton de bois sur elle. Malgré elle, elle ne put s'empêcher de sourire et de hausser les sourcils. Elle trouvait  ridicule qu'il la menace ainsi avec une vulgaire brindille.
Le garçon s'en rendit compte et dit avec dédain :

-  Sale moldus...tu ferait bien d'avoir peur...
Il releva un peu la manche de sa chemise et découvrit un tatouage qui représentait un crâne, la bouche grande ouverte et d'où sortait un serpent.

- J'ai été choisi, c'est mon devoir et, tu va mourir !
Liora frissonna, elle ne pouvait détacher son regard du bras du garçon, il lui semblait que le dessin bougeait.

-  Non, je deviens folle...c'est la lumière qui fait ça, se dit-elle pour se rassurer. Mais elle n'était pas au bout de ses surprise car, le garçon plaça le bout de son bâton sur la tête du serpent et Liora faillait s'évanouir. Lentement, le serpent quittait la peau du garçon et glissait jusqu'au bâton dans lequel il disparaissait.

- C'est...  hoqueta Liora en ayant un geste de recul.
Quand le bout de bois eut complètement « aspiré » le serpent, le garçon leva sur Liora un regard fiévreux et siffla :

-  Tu va mourir pour le Maître ! Avad...
Mais avant qu'il ait pu terminer sa phrase, la porte du bureau s'ouvrit à la volée et l'homme aux long cheveux blancs entra en courant et jeta Liora au sol.

- Drago ! Non ! dit-il en s'approchant du garçon.

-  Mais père... se plaignit le garçon - Je pouvais le faire ! 
Liora se redressa sur un coude et nota sans surprise que le garçon était le fils de l'homme et qu'il s'appelait Drago.

- La femme que j'ai vue doit être sa mère. supposa-t-elle.

- Je sais que tu aurais pu le faire, mais nous avons encore...besoin d'elle. murmura-t-il en désignant Liora du menton. -Le Maître ne souhaite pas que tu t'épuises mais que tu gagnes en puissance, Drago, pour mieux épuiser les moldus.

- Oui, mais quand serais-je assez puissant ? J'en ai assez de tuer des moldus ils sont si inintéressants !  cracha-t-il  - Moi, je veux tuer Potter et tous ces maudits sang-de-bourbe !

-  Patience mon fils !  gourmanda l'homme - L'heure viendra, mais nous devons faire les choses bien, le Maître veut que nous fassions les choses bien.
Le garçon prit une profonde inspiration et sembla se calmer.

- Parfait, dit l'homme d'un ton satisfait  - Va donc te préparer à dîner !
Drago sortit de la pièce et passa devant Liora sans un regard. Elle, se retrouva seule avec l'homme. Il la srcruta d'un regard mauvais et lui ordonna :

- Suis moi !
Liora était si abasourdie qu'elle ne se leva pas tout de suite. Cela sembla irriter l'homme. Il sortit, lui aussi, un fin morceau de bois d'un repli de son long manteau noir et marmonna quelque mots, si bas que Liora ne les comprit pas.
Mais aussitôt, elle se sentit tirée en avant par une force invisible qui la redressa et la fit glisser tout le long du couloir, juste derrière l'homme. Elle ne put retrouver l'usage des ses jambes qu'une fois arrivée dans le grand salon baroque où elle avait été enfermée avec Shanon. L'homme claqua la porte et Liora entendit une clef tourner dans la serrure.
Elle se retourna en soupirant quand elle vit une chose étendue sur un tapis aux motifs tarabiscotés : C'était Shanon.
Liora s'approcha du corps sans vie de la jeune fille, tremblant de tout son être, elle sentit un goût de bile lui monter à la bouche. Elle avait envie de vomir.

- Sha..Shanon...Shanon...murmura-t-elle entre deux sanglots. - Je suis si désolée...
Puis, ne pouvant plus supporter cette horrible vision, elle s'éloigna le plus loin possible du corps. Elle resta au sol, immobile, les joues ruisselantes de larmes et le c½ur empli d'une tristesse insupportable. Les heures passèrent sans que Liora puisse apaiser sa peine. Elle ne cessait de retourner les derniers événements dans sa mémoire : elle était séquestrée par une famille des plus étranges, le fils et le père faisaient des choses invraisemblables et qui défiaient toute logique, la mère avait tenté de l'empoisonner ? Ils étaient tous des meurtriers.
Le père avait lâchement tué Shanon et Liora savait au plus profond d'elle même que bientôt ce serait son tour.
Elle était à présent plus seule et plus triste que jamais. Elle avait fini par totalement perdre la notion du temps puisque les volets étaient tous fermés. Elle ne savait ni quel jour ni quelle heure il était. Elle frissonna, elle avait froid, la pièce devenait glaciale.
La seule chose qui lui prouvait que la famille était toujours là, c'était le rai de lumière qui filtrait sous la porte du salon. Ils devaient sûrement être attablés.
Liora sentit soudain une colère sourde monter en elle, ils mangeaient et vivaient normalement alors qu'elle se trouvait à moitié morte de froid et de peur. C'était révoltant, elle n'allait pas se laisser faire, elle n'allait pas rester ici.
Elle releva la tête et se mit à réfléchir tout en observant le plafond plongé dans la pénombre. À ce moment quelque chose brilla et attira son attention un peu plus loin sur le parquet.
Elle se leva et ramassa ce qui avait briller : C'était une pince à chignon.
Shanon ou elle, avaient dû la perdre en se battant. Pendant qu'elle tournait le petit objet entre ses doigts, une idée germa dans son esprit, elle s'approcha de la porte et s'agenouilla devant. Elle introduisit la pince dans la serrure, le front plissé par la concentration et tourna. Il y eut un clic sonore et Liora se redressa tout sourire: Elle était libre.
Avant de sortir du salon, elle eut un dernier regard pour Shanon, elle s'approcha du corps de la jeune fille et d'un geste délicat lui ferma les yeux. Puis, elle s'engouffra dans le hall baigné par la lumière d'un énorme lustre en cristal.
 

3: Épargnée 06/12/2014

 










    Liora avançait furtivement en essayant de faire le moins de bruit possible, elle était aux aguets et ne cessait de jeter des coups d'oeil inquiets de tous les côtés.
Peu à peu, elle remarqua des détails qui lui avaient échappé lors de sa première tentative de fuite. Toutes les portes semblaient bloquées et surtout personne à part les deux hommes et la femmes ne semblait vivre ici.
Elle était plongée dans ses pensées quand un tintement la cloua sur place. Elle attendit et, soupira de soulagement en s'apercevant que c'était le bruit d'une fourchette raclant sur un assiette.
Elle ne devait pas se trouver loin de la salle à manger.
En effet, quelque mètres devant elle, Liora apercevait le couloir fortement éclairé par une porte entrouverte. Elle décida de faire demi-tour en rasant les murs mais, emplie de curiosité elle écoutât et tendit l'oreille.

- C'est délicieux, vraiment, fit une voix masculine.
- Ah, merci Lucius, j'ai mis du temps à trouver la meilleur façon de l'accompagner mais, le résultat est là ! répondit une voix enjouée.
- Parfait, j'avais bien besoin de cela après cette journée mouvementée...Cette sale mijaurée de moldue était intenable....
- Tu as dû la tuer, dit la voix de la femme - C'est...
 Elle ne finit pas sa phrase car son mari répliqua sans attendre :

- Oui, et crois-moi je m'en serais bien passé, tout ce sang...gâché comme cela !
- Nous en trouverons d'autre père, fit une voix traînante.
Liora reconnut Drago. Elle tentait de comprendre le sens de la conversation mais elle n'y parvint pas. Ou du moins, la vérité lui semblait si ignoble qu'elle préféra ne pas y penser. Cependant, les mots « sang » et « tuer » résonnaient dans son esprit.
-  Je sais bien,dit Lucius - Mais c'est tout de même du gâchis. Enfin, il nous reste encore la moldue que tu as retrouvée Drago !

Liora frissonna, c'était d'elle qu'il parlait.
- Oui, et à mon avis elle nous sera bientôt utile, père...
- Tout à fait Drago, après quoi nous l'éliminerons comme il se doit.

Liora sentit le sol se dérober sous elle et dût se faire violence pour ne pas tourner de l'oeil. Ils projetaient tranquillement de la tuer ! Ils allaient l'éliminer comme la pauvre Shanon !
Liora sentit une vague de panique mais surtout de détermination grandir en elle. Elle ne se laisserait pas faire, ça non. Elle allait trouver un moyen de quitter ce maudit manoir et elle allait se battre s'il le fallait.
Malgré tout, au plus profond d'elle même, elle espérait ne pas avoir à combattre les deux hommes, elle ne se rappelait que trop bien l'étrange lueur verte et le tatouage mouvant.
Résolue à s'enfuir le plus vite possible, elle repris sa progression silencieuse dans le dédale des couloirs.
Au bout d'un moment, Liora s'aperçut qu'elle tournait en rond. À chaque fois qu'elle pensait avoir, enfin, trouvé une porte de sortie, elle se retrouvait de nouveau dans le vaste hall d'entrée. C'était si frustrant qu'elle se demanda à plusieurs reprises si elle ne devenait pas folle.
Mais, elle ne pouvait douter plus longtemps de sa santé mentale : Il n'y avait bel et bien aucune issue.
Elle resta un bon moment sans bouger, les yeux fixé sur l'immense porte d'entrée qu'elle n'avait pas réussi à ouvrir puis, résigné elle se tourna vers l'escalier de marbre et le gravit lentement, une main sur la rambarde en fer forgé.
Elle ne savait pas trop ce qu'elle faisait mais, dans un élan d'espoir elle espérait trouver à l'étage un trousseau de clé ou une sortie potentielle.
Liora se retrouva dans le même couloir où en hâte elle s'était réfugié pour échapper à Drago et à son père, Lucius.
Elle passa devant la porte du petit bureau ou elle avait failli perdre la vie et laissant ses pas la guider, se retrouva bientôt tout au bout du couloir;

- Un cul-de sac, pensa-t-elle en abaissant machinalement et sans trop y croire la poignée d'une porte qui, à son grand étonnement, s'ouvrit sans le moindre bruit.
Liora resta quelques instant sur le seuil, comme pétrifiée, mais elle retrouva bien vite ses esprit et pénétra dans la pièce en refermant doucement la porte derrière elle.


Ce qu'elle vit lui fit lâchée une exclamation de surprise : Elle se trouvait dans une chambre.

Après tout, il était normal qu'il y ai des chambres dans le manoir puisque trois personnes y vivaient, mais Liora n'avait jamais imaginé que Drago, son père ou même sa mère puisse se coucher le soir dans des lits douillets et lire un roman bien calé entre leurs édredons, une tasse de tisane fumante posée sur leur table de chevet.
Pour elle, ils étaient des meurtriers.
Elle chassa bien vite cette pensée de son esprit pour ne pas céder à la panique et, curieuse, elle commença à inspecter la chambre.
Elle découvrit un sachet de bonbons aux couleurs étranges dans le tiroir de la table de nuit et, vit plusieurs livres aux titres étonnants comme Potions pour sorciers compétents ou encore Guide herbologique de la forêt interdite.
En voulant déplacer une petite malle, elle tomba sur un long balai au manche luisant qui était posé contre une commode  et elle manqua se cogner contre un gros chaudron en étain tout cabossé rangé dans un coin de la pièce.
Mais, la découverte la plus intéressante que fit Liora fut une minuscule sphère en argent qu'elle trouva dans le premier tiroir d'une commode.
Elle l'observa quelque instant, s'amusant à la faire rouler dans sa paume quand, brusquement il y eut un déclic.
Liora sursauta et ressenti presque aussitôt une douleur irradier dans son avant bras : La sphère s'était déplié, faisant apparaître une rangé de quatre lames coupantes comme des rasoirs qui pointaient comme des dards.
À ce moment là, des pas pesants retentirent dans le couloir, paniquée et blessée, Liora rangea la sphère où elle l'avait trouvé et ne sachant pas où aller, se cacha précipitamment dans une armoire, rempli de capes et de fourrures accroché à des cintres.
À peine avait elle ramenée ses genoux contre sa poitrine en tremblant de terreur, qu'elle entendit la porte de la chambre s'ouvrir.
Par le trou de la serrure, Liora apercevait le lit une place recouvert d'une couette bleu nuit et l'accoudoir satiné d'une causeuse.
Mais, elle ne voyait personne et entendait simplement le clac clac des semelles sur le plancher. Puis, il n'y eut plus rien.
Les minutes s'égrenaient et Liora se demandait si elle n'avait pas rêvé. Elle appuyait ferment sur son bras qui saignait toujours un peu et posa sa tête contre le bois dur pour se caler plus à son aise.
Mais soudain, une lumière d'une extrême blancheur l'aveugla et elle se sentit agripper et tirer hors de sa cachette.

- Nox ! fit une voix traînante que Liora reconnut bien.
La lumière disparut et elle vit que Drago se tenait au dessus- d'elle, l'air plus menaçant que jamais.
Apeurée mais peu décider à le monter, elle se releva, appuyant toujours sur son bras.

- Qu'est-ce que tu fiches ici ? siffla-t-il entre ses dents. -  Comment as-tu oser venir fouiner ici sale moldus ?
Dans un geste plein de colère, il  appuya l'extrémité de sa baguette sur la gorge de Liora.

-  Tu va payer pour ton affront ! rugit Drago en appuyant plus fort. -  Tu va payer de ta vie !

Liora l'observa, étrangement, elle n'avait pas peur. Si elle devait mourir, elle s'en irait mais, la tête haute et sans ciller. Drago parut quelques peu déconcerté par l'attitude de la jeune fille, il la toisa avec mépris et demanda avec dédain :

- Tu ne me supplies pas ?
- Non !  dit Liora les joues soudain empourprées de colère. -  Je ne me traînerais pas à tes pieds ! Tu peux me tuer, mais je ne te supplierai pas de me laisser la vie sauve...Jamais ! Tu m'entends ? Jamais !

Elle avait presque crié ces mots et Drago recula d'un pas, comme si elle l'avait frappé. Liora respirait pas saccade et son coeur battait la chamade, il battit plus vite encore lorsqu'une voix venant du hall retentit :

- Drago ! Cette saletée de moldue s'est encore échappé...Il faut qu'on la retrouve !
Pendant un bref instant, un éclair de haine passa dans les yeux de Drago lorsqu'il regarda Liora. Il ouvrit la bouche et cria à son tour pour être entendu du rez-de chaussé :

- Ne t'en fais pas père !
Liora sentit son estomac se contracter douloureusement sous l'effet de la peur.


- Elle est...
Drago s'arrêta un instant et sembla réfléchir. Il détailla Liora des pieds à la tête et ferma les yeux, ses lèvres tremblait, comme si il voulait parler mais qu'il n'arrivait pas à le faire.

- Dépêche toi, qu'on en finisse, pensa Liora en fixant la porte comme si le père de Drago pouvait entrer à tout instant.

- Elle est, reprit le jeune homme qui avait rouvert les yeux. - Sûrement encore dans le parc, père !

Liora ouvrit la bouche dans une exclamation muette, Drago venait de lui éviter une mort certaine.
Mais pourquoi ? Pourquoi l'avait-il aidé ?
La porte du hall claqua et Drago s'éloigna pour s'asseoir sur son lit où, il se laissa tomber en soupirant.
Liora resta interdite au milieu de la pièce, ne sachant pas quoi faire, ni quoi dire. Finalement elle demanda d'une petite voix :

- Tu ...ne me tues pas ?

- Il semblerait que non ! ricana le jeune homme en dardant sur elle un regard de pitié.

-  Mais...pourquoi ? Tu...tu...
Elle ne trouvait pas les mots et décida de se taire. Elle scrutait le visage du garçon pour tenter de comprendre sa réaction mais, elle était tellement stupéfaite qu'elle n'arrivait même pas à réfléchir.
Soudain, Drago se leva et aussitôt Liora questionna :

-  Où tu vas ?

-  Prendre une douche !  répondit-il- d'un ton exaspéré. - Comme ça, je ne verrai plus ta sale tête de moldus fouineuse !

Il ouvrit une petite porte sur laquelle était fixé un miroir et, se ravisa. Il attrapa Liora par le bras en soufflant d'une voix forte :

-  D'ailleurs personne ne doit te voir ! PERSONNE ! 
Il la poussa dans l'armoire et tandis qu'elle essayait vainement de protester, il vit son bras ensanglanté.
Drago se baissa et toucha la blessure du bout de sa baguette en marmonnant quelque chose que, Liora trop occupé à observer médusé son entaille qui se refermait, ne compris pas.
Elle croisa son regard et murmura :

- Pourquoi ? Pourquoi tu fais tout ça ?
Pour toute réponse Drago claqua la porte de l'armoire et, Liora entendit ses pas s'éloigner dans la salle de bain.